Critiques

À propos de la Passion selon Saint-Jean de Bach avec Les Surprises et Aedes dans la partie d’Alto Solo (dir : Mathieu Romano)

Autour de ce sombre drame, c’est un festival de bel canto sacré. Le timbre lumineux de Rachel Redmond (soprano), magnifique technicienne, les sonorités profondes et l’intense sobriété de Mélodie Ruvio (alto), l’émission claire et l’élégance d’Enguerrand de Hys (ténor) laissent le souvenir d’un concert mémorable.
Jacques Bonnaure pour La Lettre du Musicien – Mars 2016

Avec son beau mezzo chaleureux, Mélodie Ruvio donne toute sa profondeur à la berceuse mystique de « “Es ist vollbracht ».
Frédéric Norac pour musicologie.org – Mars 2016


À propos de Die Zauberflöte de Mozart dans le rôle de Troisième Dame (dir : David Reiland)

N’oublions pas de saluer les seconds rôles avec le très présent Monostatos de Mark Omvlee et le trio de dames de Camille Poul, Romie Esteves, et Mélodie Ruvio (au timbre splendide et électrisant) précises, et d’une grande homogénéité.
ODB Opéra – Avril 2015

D’entrée, les trois dames de la Nuit affirment une qualité vocale qui suscite l’admiration : Camille Poul, Romie Estèves et Mélodie Ruvio font du début de l’opéra un festival de chants charmeurs qui sont aussi une série de numéros comiques très réussis.

Fabrice Malkani pour Forum Opera – Avril 2015


À propos du disque “Sémélé” enregistré avec Les Ombres pour le Label Mirare (dir : Sylvain Sartre & Margaux Blanchard)

C’est l’alto Mélodie Ruvio qui interprète avec sensibilité le chef d’oeuvre de Destouches. La jeune artiste fait montre d’une autorité et d’une maitrise digne des plus grandes tant elle fait siens, texte et musique de Destouches (…) Mélodie Ruvio affirme une Junon mordante, jalouse et retorse à souhait.
Classiquenews – Mars 2015


A propos du Récital de musique sacrée et espagnole donné à Montluçon

Il a fallu ajouter des sièges dans la chapelle de la Croix-Verte pour accueillir le public nombreux amateur d’art lyrique venu assister au récital de Mélodie Ruvio samedi soir. Présentée par Martine Laurent-Gaumet et par Christiane Durand, accompagnée par le pianiste Alain Renault, qui a également interprété en solo une sonate de Scarlatti et une Orientale d’Enrique Granados, l’invitée de Musicali Donna est passée de la rigueur germanique, avec Bach, Glück et Haendel à la fougue espagnole de Manuel de Falla et Federico Garcia Lorca. Ce programme éclectique a montré toute l’étendue du talent de la cantatrice. Sa voix grave et sensuelle de contralto, sa présence, son sourire, sa simplicité ont transporté le public dans un univers de bonheur et d’harmonie. Les applaudissements ont été à la mesure du talent de l’artiste. Un très beau cadeau fait aux mélomanes d’une ville où Mélodie a gardé beaucoup d’attaches.
Noël Champomier pour La Montagne – Novembre 2014


À propos de Giulio Cesare de Haendel dans le rôle de Cornelia (dir : Facundo Agudin)

Mélodie Ruvio est très convaincante en matrone romaine sous le voile noir de Cornelia : sa voix diaprée aux riches résonances se prête bien aux nombreuses lamentations d’une veuve à qui le destin refuse longtemps tout espoir.
Maxime Grand pour Le Quotidien Jurassien – Juin 2013


À propos de la Messe en Si de Bach dans la partie d’Alto Solo (dir : Françoise Lasserre)

l’Agnus Dei, le plus bel air qui soit, confié à l’alto (Mélodie Ruvio, admirable de timbre et de ligne)…
Michel Roubinet pour Concert Classic – Octobre 2012

Mélodie Ruvio tient les parties d’alto avec un timbre corsé, aux couleurs sensuelles et au charnu tempéré. En quelques années son évolution a été incroyable et nous sommes certains que sa voix nous apportera autant de plaisir et touchera encore et encore nos émotions profondes.

Pedro-Octavio Diaz pour Muse Baroque – Septembre 2012

Les solistes ont été du côté des dames absolument idéales. (…) Mélodie Ruvio est une artiste bénéficiant d’une très belle voix d’alto particulièrement homogène avec un léger métal assurant au timbre une belle présence. Le texte est toujours admirablement compréhensible.

Hubert Stoecklin pour Utmisol – Septembre 2012

Du quatuor de solistes, se détachent les voix graves. Mélodie Ruvio est tout à fait convaincante dans la partie d’alto, somptuosité du timbre, style, tout y est.
Jean-Baptiste de la Taille pour Resmusica – Août 2012

À propos de l’Egisto de Cavalli dans les rôles de Venus/Venere et Phèdre/Fedra (dir : Vincent Dumestre)

On retiendra aussi la portugaise Ana Quintans, volubile et aérienne dans Amour, Cyril Auvity, Hipparco expressif et Mélodie Ruvio, une Fedra impressionnante.
Hélène Kuttner pour Le Pariscope – Février 2012

Tous les petits rôles trouvèrent leurs justes interprètes, avec une mention spéciale pour l’admirable Ana Quintans dans ses multiples rôles, dont un Amour bien adorable, et Mélodie Ruvio en Vénus.

Philippe Houbert pour Classique Info – Février 2012

Mélodie Ruvio, Venere impériale et vindicative, mériterait de pouvoir briller davantage.

Emmanuelle Pesqué pour ODB Opéra – Février 2012

Tout le reste de la distribution se révèle séduisant dans les différents dieux et allégories. On a particulièrement remarqué le beau mezzo de Mélodie Ruvio, superbe et poignante Vénus.
Monique Parmentier pour Anaclase – Février 2012

À propos de Castor et Pollux de Rameau dans le rôle de Phébée (dir : Frédérick Haas)

La contralto Mélodie Ruvio incarne quant à elle une Phébé des plus convaincantes, tantôt furieuse, tantôt désespérée.
Gestin pour Muse Baroque – Novembre 2014

D’une diction parfaitement maîtrisée et d’un timbre charnu et héroïque, Mélodie Ruvio campe une Phébé amante blessée et vaillante (dont on élude ici le suicide). Toute la distribution est parfaitement homogène et sa jeunesse en souligne la grande valeur.
Monique Parmentier pour Anaclase – Septembre 2011

Parmi les seconds rôles, une mention particulière pour la mezzo-soprano Mélodie Ruvio (Phébée), un timbre sombre et puissant.

Jean-Baptiste de La Taille pour Resmusica – Septembre 2011


À propos des représentations et du disque “Concert chez la Reine” enregistré avec Les Ombres pour le Label Ambronay (dir : Sylvain Sartre & Margaux Blanchard)

Et l’acmé du concert fut atteinte lorsque Mélodie Ruvio, au port altier de tragédienne, monta sur la chaire pastorale pour nous décrire, tel un chœur antique, les malheurs de Circé. En une seconde, avec la complicité des membres de l’orchestre, elle devint la douloureuse magicienne abandonnée et à bout de forces sous les traits cruels du fatal amour. Elle nous ravit avec une voix dont la justesse épousa chaque émotion, chaque syllabe du texte de Jean-Baptiste Rousseau, avec un engagement dramatique sans faille. Le théâtre et le chant ne se transmettent pas par la bouche, mais par les yeux. Et Mélodie Ruvio l’a compris, alliant une voix sublime à une technique sans faille, tragédienne accomplie transmettant sans fard l’émotion profonde du texte et la subtilité de la musique.
Pedro-Octavio Diaz pour Muse Baroque – Octobre 2011

Sous l’impulsion d’une gambiste et d’un flûtiste, cette demi-douzaine de virtuoses passionnés – mi-continuo, mi-­orchestre de chambre – éclaire brillamment un « trou noir » du répertoire français, entre la mort de Lully et l’avènement de Rameau. L’influence italienne gagne alors du terrain mélodique, l’harmonie s’émancipe, l’acrobatie vocale s’envole. Ainsi L’Apothéose de Lully, allégorie instrumentale imaginée par Couperin, où Apollon réunit au Parnasse Lully et Corelli, scelle l’alliance des goûts français et italien. Tout comme la cantate Circé, de Colin de Blamont, où la magicienne abandonnée par Ulysse charge les Enfers de la venger. Des accents de passion outragée que la mezzo Mélodie Ruvio et les instrumentistes des Ombres exaltent avec véhémence. A en juger par l’éclat de ce premier enregistrement, ces ombres-là se feront vite une place au soleil.

Gilles Macassar pour Télérama – Novembre 2010

La mezzo Mélodie Ruvio, révélation de l’Académie baroque européenne d’Ambronay de 2007, incarne une Circé d’une frémissante noblesse, aux syncopes poignantes (« Elle invoque à grands cris… ») et au désespoir d’autant plus pathétique qu’il se refuse aux trop faciles excès. Aux récitatifs ciselés (un « Dans le sein de la mort » qui glisse inéluctablement en glaçant l’auditeur vers son issue tragique, avant l’infernale crispation révoltée) s’opposent les trois airs contrastés comme le veut la règle du genre, un peu plus convenus dans leur écriture, mais qui mettent en valeur le timbre charnu, la diction si intelligible, le galbe de l’articulation et le port altier de l’interprète. Les extraits d’un ballet de cour du même concluent fort agréablement un disque au répertoire passionnant, et dont le seul manque est de ne pas avoir laissé plus de place aux pièces vocales, tant ce répertoire formait la délectation de la Reine. Nul doute que la souveraine n’eut été ravie, et des fureurs déployées, et de la noblesse pudique entremêlées de la voix gironde de Mélodie la Bien-Nommée…

Emmanuelle Pesqué pour ODB Opéra – Novembre 2010

Voix pulpeuse, ton châtié, la mezzo-soprano Mélodie Ruvio interprète au disque cette cantate sous la direction artistique de Margaux Blanchard et Sylvain Sartre, les deux fondateurs des Ombres.

Christophe Rizoud pour Forum Opera – Novembre 2010

Suivait Circé, une cantate française de François Colin de Blamont sur un joli texte de Jean-Baptiste Rousseau, lu préalablement, cette fois en prononciation actuelle. Je ne suis pas sûre qu’en prononciation restituée, la compréhension du texte y eût perdu, l’attention du public étant, dans ce cas, aiguisée pour mieux comprendre. Lecture donc de la cantate, puis interprétation excellente par Mélodie Ruvio et les Ombres.
Yvette Canal pour on-mag.fr – Novembre 2010

À propos de Die Zauberflöte de Mozart dans le rôle de Troisième Dame (dir : Joël Suhubiette)

Le trio des Dames, à la complicité récurrente, charme l’ouïe autant que la vue ; on y reconnaît le beau timbre d’alto de Mélodie Ruvio qui jouait le rôle-titre dans Le Carnaval et la Folie il y a trois ans à la MC2.
Gilles Mathivet pour Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné – Mars 2010

Souvent mal assortis, les rôles tricéphales sont ici à saluer bien bas. Le trio de Dames est d’une homogénéité rare, d’une complicité à toute épreuve et d’un engagement scénique total. Rarement on aura eu l’occasion de voir des Dames aussi gourmandes et autant attirées par le beau prince évanoui. Mention spéciale au timbre sombre et somptueux d’alto de Mélodie Ruvio.
Nicolas Grienenberger pour Classiquenews.com – Août 2009


À propos du Ballet des Arts de Lully dans les rôles de La Paix, Junon et Bellone (dir : Hugo Reyne)

Et, bien évidemment, les rares vertus de la partie musicale ne doivent pas être oubliées, du stimulant instrumentarium – son, virtuosité, rythmes – de la Simphonie du Marais et de son avisé directeur Hugo Reyne, talents unanimement reconnus dans le décor du concert Grand-Siècle, aux solistes du concert vocal (Anouschka Lara, Mélodie Ruvio, Romain Champion, Arnaud Richard), de bout en bout inattaquables, dans le chant comme dans le dire.

Roger Tellart pour Concertclassic.com – Octobre 2008

Des quatre chanteurs, ce sont les voix intermédiaires qui se distinguent : une excellente haute-contre et un bas-dessus émouvant, d’une belle présence.

Olivier Rouvière pour Diapason – Juillet 2008

Les récits, justement, sont sublimes. L’équipe de jeunes chanteurs réunie ici est idéale, avec de beaux timbres – Mélodie Ruvio est un mezzo chaleureux…
Loïc Chahine pour Muse Baroque – Juillet 2008

À propos de King Arthur de Purcell dans le rôle de Troisième Soprano Solo (dir : Hervé Niquet)

Melodie Ruvio stepped up from the chorus to form a confident third Nymph in trio with Gritton and York.
Robert Hugill pour N.A – Mai 2009

Trois grâces se partagent les voix féminines : Mélodie Ruvio, mélodieuse…
Michèle Fizaine pour Midi Libre – Juillet 2008

À propos du Carnaval et la Folie de Destouches dans le rôle de La Folie (dir : Hervé Niquet)

Equipe vocale valeureuse : la Folie de Mélodie Ruvio montre de beaux moyens
Jean-Charles Hoffelé pour Concertclassic.com – Février 2008

En l’état, les rôles-titres révèlent deux bons chanteurs (…) Les timbres ne manquent pas de caractère, qu’il s’agisse du mezzo sensuel et profond de Mélodie Ruvio (…) Et il ne fait aucun doute que leur présence vocale s’affirmera au fil des représentations prévues au cours de la saison…
Cyril Mazin pour Opéra Magazine – Novembre 2007

Le chœur est remarquable d’éclat et les solistes, parmi lesquels se détachent Carnaval, Momus, et surtout la Folie, tirent leur épingle du jeu avec brio.
Maurice Salles pour Forum Opéra – Octobre 2007

Une révélation, Mélodie Ruvio. (…) En revanche, quel bonheur de découvrir le mezzo-soprano ample et subtil de Mélodie Ruvio.

Antonio Mafra pour Le Progrès – Octobre 2007

La distribution du 12 octobre permettait de découvrir la Folie de Mélodie Ruvio qui impressionne tant par son riche mezzo coloré, que par un style quasiment irréprochable et une forte présence scénique. Cette jeune femme qui travaille au Jeune Choeur de Paris est une voix à suivre… Elle fait de sa Folie, non pas une adolescente capricieuse, mais une allégorie plus tourmentée, qui recèle des zones d’ombre, mais dont les revirements conservent la charge comique désirée par compositeur et librettiste. Comme son « Moy. » tout en délectation gourmande en réponse au « Quel autre peut encor me nuire ? » de l’innocent Carnaval, l’ébahissement furtif qui passe sur son visage aux consolations de sa suite (III, 3).
Emmanuelle Pesqué pour ODB Opéra – Octobre 2007